Vous doutez souvent de vous et de vos capacités ? Vous aimeriez oser davantage, vous sentir plus sûr de vous et arrêter de penser que certaines choses sont « faites pour les autres, mais pas pour vous » ?

La confiance en soi n’est pas une qualité que certaines personnes possèdent définitivement et dont les autres seraient privées. Elle évolue tout au long de notre vie, en fonction de nos expériences, de nos réussites, de nos échecs et surtout de la manière dont nous apprenons progressivement à nous percevoir.

Et pour augmenter sa confiance en soi et son estime de soi, on pense souvent au travail psychologique, aux pensées positives ou aux exercices de développement personnel. Toutes ces approches peuvent être intéressantes. Mais il existe également une autre voie très concrète parce qu’elle passe directement par l’expérience : le sport.

Non pas le sport dans une logique de performance, de compétition ou de dépassement permanent de soi. Mais une activité physique accessible et ludique qui permet d’essayer, de rater, de recommencer, d’apprendre et finalement de découvrir que l’on est capable de choses que l’on ne pensait parfois plus pouvoir faire. C’est précisément ce que j’observe aujourd’hui en enseignant notamment le pickleball ou le padel, deux sports aux ludiques et particulièrement accessibles aux débutants.

La confiance en soi, c’est d’abord se sentir capable

Qu’est-ce finalement que la confiance en soi ? On peut la définir simplement comme la perception que nous avons de notre capacité à faire face à une situation ou à réaliser quelque chose.

On peut avoir énormément confiance en soi dans son travail et beaucoup moins lorsqu’il faut prendre la parole devant un groupe. Se sentir très à l’aise dans ses relations sociales mais penser que l’on est incapable de pratiquer un sport. Ou encore avoir été très sûr de soi pendant des années et perdre une partie de cette assurance à la suite d’un échec ou d’une période difficile.
La confiance n’est donc pas figée. Elle peut évoluer.

Et l’un des moyens les plus puissants de la faire évoluer consiste à vivre de nouvelles expériences de réussite. Il ne s’agit pas nécessairement de réaliser quelque chose d’extraordinaire. Une succession de petites réussites peut progressivement modifier le regard que l’on porte sur ses propres capacités.
C’est là que le sport devient particulièrement intéressant. Dans un autre article, j’explique en particulier comment les femmes peuvent développer leur confiance en elles grâce au sport.

Pourquoi le sport peut-il aider à reprendre confiance en soi ?

Imaginez que vous arriviez sur un terrain en pensant : « Je ne suis vraiment pas sportif », « Je n’ai aucune coordination » ou « Je ne vais jamais réussir à renvoyer cette balle ». Puis vous essayez.

La première balle termine peut-être dans le filet. La deuxième aussi. Puis une balle passe. Vous en renvoyez une autre. Quelques minutes plus tard, vous réalisez votre premier véritable échange et, progressivement, ce qui vous paraissait difficile commence à devenir plus naturel.

Votre cerveau dispose alors d’une information nouvelle : vous pensiez ne pas être capable de le faire et pourtant vous êtes en train d’y arriver. C’est très différent de simplement se répéter devant un miroir « je suis capable ». Vous venez d’en faire concrètement l’expérience.

Le sport offre continuellement ce type de petites expériences : réussir un nouveau geste, tenir un échange un peu plus longtemps, comprendre une situation, mieux se déplacer ou simplement constater que son corps apprend.
Et chacune de ces petites réussites peut devenir une pièce supplémentaire dans la construction de la confiance.

Apprendre quelque chose de nouveau change le regard que l’on porte sur soi

Lorsqu’on devient adulte, on peut progressivement s’enfermer dans une certaine image de soi : « Je suis comme ça », « je n’ai jamais été sportif », « je suis maladroit », « je manque de réflexes », « ce genre d’activité n’est pas pour moi ».
Commencer un nouveau sport vient parfois bousculer très concrètement ces croyances.

Au départ, vous ne savez pas faire. C’est normal. Puis votre corps apprend, vos gestes deviennent progressivement plus naturels et vous constatez que certaines difficultés disparaissent simplement parce que vous avez essayé et répété.

Cette évolution peut sembler anodine, mais elle envoie un message particulièrement intéressant : si je suis capable d’apprendre quelque chose que je pensais inaccessible, peut-être que l’image que j’avais de mes capacités était trop limitée.

C’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime particulièrement enseigner à des débutant(e)s. Les progrès sont souvent très visibles et il est extrêmement gratifiant de voir quelqu’un passer de « je ne vais jamais y arriver » à « finalement, je sais le faire ».

Le pickleball : réussir rapidement ses premiers échanges

Parmi les sports que j’enseigne, le pickleball possède une caractéristique particulièrement intéressante pour la confiance : il permet généralement aux débutants d’entrer rapidement dans le jeu.

Le terrain est relativement petit, la raquette est facile à manipuler et les premières règles peuvent être comprises rapidement. Même une personne qui n’a jamais pratiqué de sport de raquette peut assez vite réussir ses premiers échanges.

Cela ne signifie évidemment pas que le pickleball ne demande aucune technique. On peut y progresser pendant des années. Mais la barrière d’entrée est relativement basse et cela permet au débutant d’obtenir rapidement ce dont nous parlions précédemment : une première expérience de réussite.

Une personne arrive parfois en me disant qu’elle n’est « vraiment pas sportive ». Quelques minutes plus tard, elle échange déjà plusieurs balles avec son partenaire. C‘est d’ailleurs l’un des nombreux bienfaits du pickleball : on ne vient pas seulement bouger, on découvre également progressivement de nouvelles capacités.

Le padel permet lui aussi de découvrir que l’on est capable d’apprendre

Je retrouve exactement la même chose dans mes cours de padel. Une personne qui regarde des joueurs expérimentés peut être impressionnée par la vitesse des échanges, les déplacements ou l’utilisation des vitres et penser que ce sport sera beaucoup trop compliqué pour elle.

Puis on simplifie. On commence par contrôler une balle, viser une zone, réaliser quelques échanges en coopération. On ajoute progressivement de nouvelles pièces au puzzle et la personne découvre qu’elle est parfaitement capable d’apprendre.

C’est exactement pour cette raison que, lorsqu’une personne me demande si elle peut commencer le padel alors qu’elle ne se considère pas comme sportive, ma réponse est oui. Il n’est pas nécessaire d’être déjà bon pour avoir le droit d’apprendre.

Et cette évidence sportive possède finalement une portée beaucoup plus large : nous avons parfois besoin de nous remettre en situation d’apprentissage pour redécouvrir nos propres capacités.

 

Retrouver confiance dans son corps et ses sensations

La confiance en soi n’est pas uniquement intellectuelle. Elle passe également par le corps.

Après plusieurs années sans activité physique, certaines personnes finissent par avoir une image assez négative de leurs capacités : elles se sentent moins mobiles, moins coordonnées, moins rapides ou simplement moins à l’aise dans leur corps.
Recommencer à bouger peut progressivement modifier cette perception.

Vous sentez que votre corps répond. Vous trouvez votre équilibre. Vous coordonnez progressivement vos mouvements. Une balle que vous n’auriez pas réussi à toucher quelques séances auparavant revient maintenant tranquillement de l’autre côté du filet.

Le but n’est pas d’avoir un corps parfait ou de devenir un athlète. Il s’agit plutôt de retrouver confiance dans ce que votre corps est capable de faire et de renouer avec des sensations positives.

Cette dimension est particulièrement importante dans ma manière d’enseigner. Je ne cherche pas uniquement à transmettre une technique. J’aime que les personnes que j’accompagne deviennent progressivement plus à l’aise, trouvent leurs sensations et constatent elles-mêmes leurs progrès.

Apprendre à rater sans perdre confiance

Il existe une autre raison pour laquelle le sport constitue un terrain particulièrement intéressant pour travailler la confiance : on y rate énormément de choses.

Une balle termine dans le filet. Un service sort. On se place mal. On choisit la mauvaise trajectoire. Et quelques secondes plus tard, une nouvelle balle arrive. On peut alors s’énerver, se juger et conclure « je suis nul ». Ou apprendre progressivement à considérer l’erreur pour ce qu’elle est : une information qui permet d’ajuster ce que l’on fera au prochain essai.

Dans mes cours, j’accorde beaucoup d’importance à cette manière de vivre l’erreur. Je préfère voir quelqu’un essayer, rater et recommencer plutôt que jouer avec la peur permanente de mal faire. Parce que prendre confiance en soi ne signifie pas devenir certain de tout réussir.

C’est aussi découvrir que l’on peut rater quelque chose sans que cela remette en question sa valeur ou ses capacités.
Et cette compétence-là dépasse largement les limites d’un terrain de sport.

Sortir de sa zone de confort… progressivement

On associe parfois le développement de la confiance en soi à de grands défis : prendre la parole devant 500 personnes, partir seul à l’autre bout du monde ou réaliser quelque chose dont on se croyait totalement incapable.
Je crois beaucoup davantage aux petits défis progressifs.

Pour quelqu’un qui n’a plus fait de sport depuis dix ans, pousser la porte d’un terrain constitue déjà un défi. Pour une personne timide, arriver dans un groupe qu’elle ne connaît pas peut en être un autre. Pour quelqu’un qui a peur du regard des autres, accepter de rater une balle devant ses partenaires peut déjà représenter une petite victoire.

Puis le premier défi devient normal et on peut en essayer un autre.

C’est ainsi que la confiance se construit : pas nécessairement à travers un exploit spectaculaire, mais grâce à une succession d’expériences qui nous montrent progressivement que notre zone de possibilités est plus grande que nous ne le pensions.

La confiance peut aussi se développer au contact des autres

Le pickleball et le padel se jouent principalement avec d’autres personnes.
Pour quelqu’un qui manque de confiance, cela crée aussi de petites situations très concrètes : oser jouer devant les autres, prendre sa place à côté de son partenaire, accepter de rater une balle sans se sentir jugé ou simplement arriver dans un groupe que l’on ne connaît pas.

Dans mes cours, je cherche justement à créer un environnement dans lequel l’erreur est normale et où personne n’a besoin d’être le meilleur pour avoir sa place.

Petit à petit, une personne qui était très en retrait peut oser davantage, participer pleinement au jeu et se sentir simplement plus à l’aise avec les autres.

 

Faut-il faire du sport pour avoir confiance en soi ?

Évidemment non.
Le manque de confiance peut avoir des origines très différentes et le sport n’est ni une solution magique ni une réponse à toutes les difficultés personnelles. Mais le sport peut constituer un formidable terrain d’expérience. Il permet de sortir de ses habitudes, de remettre son corps en mouvement, d’apprendre, de constater ses progrès, de rencontrer d’autres personnes et de vivre concrètement de petites réussites.

Et toutes ces expériences peuvent contribuer à modifier progressivement la perception que l’on a de soi et de ses capacités.

Et si reprendre confiance commençait simplement par jouer ?

Pendant de nombreuses années, j’ai travaillé sur la confiance en soi à travers l’accompagnement et le développement personnel. Aujourd’hui, mon expérience dans le sport me permet d’aborder cette question autrement : par l’action, le jeu, le corps et l’expérience vécue.

Le pickleball et le padel sont deux outils particulièrement intéressants pour cela parce qu’ils permettent de bouger, d’apprendre et de partager tout en conservant une dimension profondément ludique.

Vous n’avez pas besoin de venir sur un terrain avec confiance en vous. Vous pouvez aussi venir avec vos hésitations, vos doutes et la conviction que vous n’êtes peut-être « pas fait pour ça ». Puis prendre une raquette, essayer une première balle et voir ce qui se passe.

Lors de mes cours de pickleball et de mes cours de padel, je privilégie précisément cette approche : apprendre progressivement, sans pression de performance, et permettre à chacun de découvrir ce dont il est capable.

Parfois, reprendre confiance en soi commence simplement par s’autoriser à essayer quelque chose de nouveau.