C’est une question que l’on me pose régulièrement lorsque je parle de mes formations de coach. Est-ce qu’il y a encore de la place pour de nouveaux coachs ? Est-ce que le marché n’est pas déjà saturé ?

Et avec l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux et tous les contenus de développement personnel accessibles gratuitement, aura-t-on encore besoin de coachs demain ? Ma réponse est oui. Mais pas de n’importe quel coach.

Je vous partage ci-dessous mes constats de terrain à ce sujet. Et si vous cherchez plus précisément comment devenir coach de vie, je vous invite à découvrir également mon article consacré à cette question.

Le métier de coach est en train de changer

J’accompagne des personnes depuis plus de 20 ans et je forme des coachs depuis 2019. En quelques années, j’ai vu le métier évoluer.

Il y a encore peu d’années, on pouvait assez facilement se présenter comme « coach de vie » ou « coach en développement personnel ». Aujourd’hui, cela devient plus difficile.

Pourquoi ? Parce que les clients cherchent de plus en plus à résoudre un problème précis.
 
Une personne ne se réveille généralement pas le matin en se disant : « J’ai besoin de développement personnel. » Elle se dit plutôt qu’elle manque de confiance en elle, qu’elle n’arrive pas à construire une relation amoureuse qui lui convient ou qu’elle voudrait changer de métier mais n’ose pas.

Elle peut aussi gagner correctement sa vie mais mal gérer son argent, ne plus parvenir à gérer son stress ou avoir l’impression d’avoir perdu le sens de ce qu’elle fait. C’est là, selon moi, que se trouve une grande partie de l’avenir du coaching.

Le coach de demain sera spécialisé

Je ne pense pas que le coaching généraliste va disparaître. Mais je crois de plus en plus à la spécialisation.

Love coach, coach financier, coach professionnel, coach sportif, coach en confiance en soi, coach pour entrepreneurs, coach parental… Les possibilités sont nombreuses.

Et une spécialisation ne vous enferme pas nécessairement. Elle permet surtout à la personne qui vous découvre de comprendre immédiatement pourquoi elle pourrait venir vous voir.


Prenons un exemple. Imaginez une personne qui vient de vivre une rupture difficile et qui cherche de l’aide.

Elle découvre d’un côté quelqu’un qui se présente comme « coach de vie » et, de l’autre, une personne spécialisée dans l’accompagnement après une séparation et la reconstruction de la confiance en soi.
Vers qui aura-t-elle spontanément tendance à se tourner ?
La réponse me paraît assez évidente.

Votre expérience de vie peut devenir votre spécialisation

C’est aussi l’une des choses qui me passionnent dans ce métier. Votre parcours professionnel, vos expériences, vos difficultés, vos passions et vos qualités humaines peuvent devenir les fondations de votre future activité.

Une personne qui a travaillé pendant 20 ans dans les ressources humaines ne part pas de zéro. Une personne passionnée depuis toujours par les relations humaines ne part pas de zéro.

Un comptable qui souhaite développer une approche plus humaine de l’argent ne part pas de zéro non plus. Il en va de même pour un sportif, un enseignant, un entrepreneur, un professionnel de santé ou une personne qui a elle-même vécu une importante reconversion.

Toutes ces personnes possèdent déjà une expérience. La formation doit ensuite leur apprendre à transformer cette expérience en véritables compétences d’accompagnement.

Le profil de « coach idéal » n’existe pas

Sur le terrain, on se rend compte que chaque coach a sa propre manière de coacher. Et que le profil du « coach idéal » n’existe pas.

Certains sont très empathiques, d’autres particulièrement structurés. Certains ont beaucoup d’énergie, tandis que d’autres rassurent naturellement. Certains aiment travailler avec les émotions. D’autres excellent dans le passage à l’action. Toutes ces différences peuvent devenir des forces.

L’enjeu est de découvrir quel coach vous pouvez devenir, plutôt que d’essayer de correspondre à une image théorique du coach parfait.

L’I.A. va-t-elle remplacer les coachs?

Impossible aujourd’hui de parler de l’avenir d’un métier sans poser cette question.
L’intelligence artificielle est déjà capable de fournir énormément d’informations, de proposer des exercices, de structurer un plan d’action ou d’aider quelqu’un à réfléchir. 

Et ses possibilités vont encore progresser. Le coach de demain ne pourra donc pas se contenter de partager de l’information, car cette information sera disponible partout.

Quelles sont les qualités essentielles d'un bon coach de vie ?

En revanche, accompagner réellement un être humain est autre chose. C’est écouter ce qui est dit, mais aussi parfois ce qui ne l’est pas. C’est sentir une hésitation et poser la bonne question au bon moment.

C’est aussi créer suffisamment de confiance pour qu’une personne ose parler de ce qui la bloque vraiment. La confronter parfois, l’encourager à d’autres moments et adapter son accompagnement à la personne que l’on a devant soi.

C’est créer une relation. Et c’est précisément cette dimension profondément humaine qui me semble donner tout son sens au métier de coach.

Or nous vivons dans un monde paradoxal. Nous n’avons jamais eu accès à autant d’informations, de vidéos, de conseils, de livres, de formations et maintenant d’outils d’intelligence artificielle.

Et pourtant, avoir accès à l’information ne signifie pas forcément réussir à changer. Nous savons souvent ce que nous devrions faire : faire davantage de sport, mieux gérer notre argent, quitter une relation qui nous détruit ou changer de travail.
Nous savons parfois aussi que nous devrions apprendre à dire non ou prendre davantage confiance en nous. Le problème n’est donc pas toujours de savoir.

Le plus difficile est souvent de passer à l’action, de comprendre ce qui nous bloque et de maintenir le changement dans le temps. Et c’est précisément là qu’un bon coach peut avoir une véritable utilité, en parallèle de l’intelligence artificielle.

Se former au coaching ne veut pas dire automatiquement en vivre

C’est ici un point fondamental : suivre une formation pour devenir coach et recevoir une certification ne fait pas automatiquement arriver des clients. Se lancer dans le métier demande des aptitudes entrepreneuriales.

Il faut construire une vraie activité de coach. Choisir les personnes que l’on souhaite accompagner, comprendre leurs problèmes, trouver son positionnement et construire sa propre méthode.

Il faut aussi créer une offre claire, apprendre à parler de ce que l’on fait et surtout aller à la rencontre de ses premiers clients.

C’est pour cette raison que, dans mes formations, je ne veux pas uniquement transmettre des techniques de coaching. J’accompagne chaque futur coach dans la construction de son propre projet : sa spécialisation, sa méthode, son offre et ses premières actions pour se lancer.

 Car connaître 50 techniques de coaching ne sert pas à grand-chose si vous ne savez pas ensuite ce que vous voulez en faire.

Alors coach, vraiment un métier d’avenir ?

Je suis convaincu que oui. Mais le métier va continuer à évoluer.

Le coach qui se contente d’appliquer quelques outils génériques risque probablement d’avoir de plus en plus de difficultés à se différencier. À l’inverse, je crois beaucoup au coach spécialisé, profondément humain, capable de développer sa propre manière d’accompagner et de répondre à des problématiques concrètes.

Je crois aussi aux profils atypiques et aux personnes qui arrivent au coaching après une première carrière. À celles qui veulent transformer leur expérience en quelque chose d’utile pour les autres.

Je crois aussi à celles qui ne rêvent pas nécessairement de devenir une star des réseaux sociaux, mais simplement de construire une activité qui leur ressemble.

Finalement, la bonne question n’est peut-être pas seulement : « Coach est-il un métier d’avenir ? »
La vraie question pourrait être : « Quelle expérience, quelle personnalité et quels talents pourriez-vous mettre au service des autres en devenant coach ? »

Et si cette question résonne particulièrement en vous, cela vaut peut-être la peine d’explorer la réponse. Je suis prêt à en parler avec vous avec plaisir.

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