Dans une équipe, les difficultés ne viennent pas toujours d’un manque de compétences professionnelles.
Un collaborateur peut être excellent dans son métier et pourtant perdre ses moyens sous pression. Un manager peut parfaitement maîtriser son dossier mais mal réagir face à une situation tendue. Deux collègues compétents peuvent avoir toutes les difficultés du monde à communiquer lorsqu’un désaccord apparaît.
C’est précisément là qu’intervient l’intelligence émotionnelle.
Mais comment la développer concrètement ? Peut-on réellement apprendre à mieux gérer ses émotions, comprendre celles des autres et améliorer ses relations professionnelles ?
J’ai développé une manière particulière de le faire : ne pas seulement parler des émotions, mais les vivre à travers le mouvement et le jeu dans des activités de cohésion d’équipe.
Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle au travail ?
L’intelligence émotionnelle désigne notre capacité à identifier et comprendre nos propres émotions, à les réguler, mais également à percevoir celles des autres et à adapter nos comportements dans nos relations.
Dans le monde professionnel, ces compétences interviennent constamment.

Comment est-ce que je réagis lorsque je commets une erreur ? Que se passe-t-il en moi lorsque la pression augmente ? Suis-je capable d’entendre le point de vue d’un collègue avec lequel je ne suis pas d’accord ? Comment est-ce que je réagis lorsque quelqu’un de mon équipe rencontre une difficulté ?
L’intelligence émotionnelle ne consiste donc pas à supprimer les émotions. Elle permet plutôt de mieux comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous afin d’adapter plus consciemment nos réactions.
Les 4 grandes dimensions de l’intelligence émotionnelle
Le modèle popularisé par Daniel Goleman permet de distinguer quatre grandes dimensions particulièrement intéressantes dans le monde professionnel.
La première est la conscience de soi : être capable d’identifier ce que l’on ressent et de comprendre l’influence de ses émotions sur ses comportements.
La deuxième concerne la maîtrise ou la régulation de soi : apprendre à ne pas réagir automatiquement sous le coup du stress, de la frustration ou de l’impatience.
La troisième est la conscience des autres : observer, écouter et essayer de comprendre ce que vivent les personnes avec lesquelles nous interagissons.
Enfin, la quatrième concerne la gestion des relations : communiquer, coopérer, gérer les désaccords et construire des relations de travail de qualité.
Ces quatre dimensions interviennent quotidiennement dans le fonctionnement d’une équipe.
Pourquoi l’intelligence émotionnelle est-elle si importante dans une équipe ?
Imaginez une situation très simple.
Votre équipe travaille sur un projet important et une erreur vient d’être commise. La pression monte.
Un collaborateur cherche immédiatement un responsable. Un autre se ferme complètement. Un troisième s’agace. Quelqu’un essaie au contraire de comprendre ce qui s’est passé et de trouver une solution.
L’événement est identique pour tout le monde. Ce sont les réactions qui diffèrent.
On retrouve exactement le même phénomène lorsqu’un délai devient très court, lorsqu’un client se montre difficile, lorsqu’un collègue conteste une décision ou lorsqu’un manager doit annoncer un changement.
Savoir identifier ce que l’on ressent, prendre quelques secondes avant de réagir, percevoir l’état émotionnel de l’autre et maintenir une communication constructive peut alors profondément modifier la dynamique d’une équipe.
Peut-on apprendre l’intelligence émotionnelle uniquement en théorie ?
Comprendre le fonctionnement des émotions est évidemment utile.
Mais savoir intellectuellement que l’on devrait rester calme lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu est une chose. Réussir à le faire lorsque la frustration apparaît réellement en est une autre.
C’est précisément tout l’intérêt de l’apprentissage par le mouvement.

Plutôt que de parler uniquement de stress, de frustration, de communication ou de coopération, nous pouvons créer des situations très simples dans lesquelles ces phénomènes apparaissent spontanément.
Le participant ne réfléchit plus à une situation hypothétique.
Il la vit.
Et nous pouvons ensuite partir de ce qui vient réellement de se produire pour observer, comprendre et éventuellement expérimenter une autre manière de réagir.
Le terrain de sport : un véritable laboratoire des émotions
Il suffit parfois de quelques minutes de jeu pour voir apparaître de nombreuses émotions.
Une balle facile est ratée : frustration.
Un point important doit être joué : pression.
Le partenaire commet plusieurs erreurs : impatience ou encouragement.
L’équipe adverse prend l’avantage : découragement ou envie de réagir.
Un échange spectaculaire est gagné : enthousiasme et confiance.
Ces réactions sont naturelles. Et c’est justement ce qui les rend intéressantes.
Le terrain devient une sorte de laboratoire vivant dans lequel les comportements apparaissent spontanément, mais dans un environnement ludique et sans les conséquences d’une véritable situation professionnelle.
Nous pouvons alors observer certaines questions très concrètes : comment est-ce que je réagis après une erreur ? Qu’est-ce qui se passe dans ma communication lorsque je suis sous pression ? Est-ce que j’encourage mon partenaire lorsqu’il rencontre une difficulté ? Est-ce que je parviens à m’adapter à quelqu’un qui fonctionne différemment de moi ?
Le sport n’est alors plus seulement une activité physique. Il devient un support d’observation et d’apprentissage.
Pourquoi utiliser le pickleball ?
Tous les sports ne sont pas nécessairement adaptés à ce type de travail avec une équipe.
Pour que les comportements et les interactions deviennent intéressants, encore faut-il que les participants puissent rapidement entrer dans le jeu.
C’est l’une des grandes forces du pickleball.
Son terrain réduit, ses règles relativement simples et sa balle perforée permettent à des personnes qui n’ont jamais pratiqué ce sport de commencer rapidement à échanger.
L’apprentissage technique ne prend donc pas toute la place.
Le pickleball se joue également principalement en double. Deux personnes doivent constamment communiquer, se coordonner, prendre des décisions, s’adapter et construire les points ensemble.
Et les situations se renouvellent en permanence.

Une erreur. Un beau point. Un désaccord sur une balle. Un partenaire en difficulté. Une décision à prendre rapidement. Un changement d’adversaire ou de partenaire.
Autant de petites situations qui peuvent faire apparaître des réactions très proches de celles que nous rencontrons dans d’autres contextes de notre vie.
De la conscience de soi à la coopération
Le pickleball permet ainsi d’explorer très concrètement les différentes dimensions de l’intelligence émotionnelle.
La conscience de soi apparaît lorsque je prends conscience de ma réaction après une erreur ou lorsque je ressens la pression monter.
La régulation de soi intervient lorsque j’apprends à ne pas laisser cette frustration influencer les points suivants ou ma relation avec mon partenaire.
La conscience des autres apparaît lorsque j’observe qu’un collègue perd confiance, se crispe ou au contraire a besoin d’être encouragé.
Et la gestion des relations intervient en permanence : communiquer avec son partenaire, décider ensemble, accepter les erreurs, s’adapter à différentes personnalités et retrouver une dynamique commune après une difficulté.
Tout cela se produit naturellement dans le jeu.
Jouer d’abord, observer ensuite
L’objectif n’est évidemment pas d’interrompre chaque échange pour analyser les émotions des participants.
Le plaisir de jouer doit rester central.
Selon les objectifs définis avec l’entreprise, certaines situations vécues pendant l’activité peuvent simplement servir de point de départ à de courts échanges ou débriefings.
Que s’est-il passé ?
Comment avez-vous réagi ?
Qu’est-ce qui a permis à votre équipe de retrouver une bonne dynamique ?
Pourquoi la communication fonctionnait-elle mieux avec tel partenaire ?
Que se passe-t-il lorsque l’un des deux commence à s’agacer ?
Et surtout : retrouve-t-on parfois les mêmes mécanismes dans le quotidien professionnel ?
C’est ce passage de l’expérience à la prise de conscience qui donne au jeu sa dimension pédagogique.
Du simple team building à une expérience plus pédagogique
Toutes les entreprises ne souhaitent pas transformer leur team building en formation.
Et ce n’est absolument pas nécessaire.
Une entreprise peut simplement vouloir offrir à ses collaborateurs une activité originale, leur permettre de découvrir le pickleball, de rire et de passer quelques heures agréables ensemble.
Dans ce cas, nous privilégions avant tout le jeu et la convivialité.

Mais une autre entreprise peut souhaiter profiter de cette journée pour travailler davantage la communication, la coopération, la confiance ou l’intelligence émotionnelle.
Nous pouvons alors enrichir l’expérience avec des situations spécifiques, des observations et des moments de débriefing.
Le pickleball reste le même. C’est la manière de l’utiliser qui évolue en fonction de l’objectif recherché.
Une approche qui associe sport et expérience de la formation
Depuis plus de 25 ans, j’anime des groupes dans les domaines du sport, de la formation, du coaching et de la préparation mentale.
Cette expérience me permet d’aller au-delà de la simple animation sportive et d’observer ce qui se joue réellement sur le terrain :
les interactions, les réactions face à l’erreur, la communication, la confiance ou encore la gestion des émotions.
Selon les objectifs de votre entreprise, le pickleball peut donc rester une activité essentiellement ludique et fédératrice.
Ou devenir un véritable support pédagogique pour travailler certaines dimensions du fonctionnement de votre équipe.
Développer l’intelligence émotionnelle… en la vivant
L’intelligence émotionnelle intervient chaque jour dans notre manière de travailler avec les autres.
Elle apparaît lorsque nous devons gérer une erreur, communiquer sous pression, écouter un collègue, nous adapter, prendre une décision ou traverser un désaccord.
Le mouvement et le jeu offrent une possibilité particulièrement intéressante : faire apparaître ces situations dans un contexte différent, plus léger et plus ludique.
On ne parle alors plus uniquement de communication, de coopération ou de gestion des émotions.
On les expérimente.
Et c’est précisément cette approche que je peux intégrer à mes team buildings pickleball pour les entreprises qui souhaitent aller plus loin qu’une simple activité sportive.
Si vous souhaitez organiser une expérience essentiellement ludique ou construire un team building intégrant davantage de contenu autour de la communication, de la coopération et de l’intelligence émotionnelle, nous définissons ensemble la formule la plus adaptée à votre équipe.