Cela fait des années que je sais que je fais partie des personnes hypersensibles, après qu’un ostéopathe m’ait conseillé de chercher « hypersensibilité test » sur internet. « Tu seras surpris de ce que tu vas découvrir », m’avait-il dit. Et il avait raison: ce jour-là, j’ai fait la plus grande découverte de ma vie, sur moi-même.

Une grande étape, oui… Qui me permettait de comprendre qui j’étais et me donnait une explication sur mon parcours de vie jusque-là. L’étape suivante: apprendre ce qui se cachait derrière ce concept d’hypersensible? Pour ça, je suis allé voir, John, mon mentor de l’époque, quelques semaines après « ma découverte ». Voici les grandes lignes de l’interview dans laquelle je lui posais la question « comment bien gérer son hypersensibilité? »

A l’époque, John avait 75 ans et était à la retraite. Pendant sa riche carrière de psychologue et consultant en entreprises à l’international, il avait guidé des milliers de personnes sur le chemin de l’épanouissement et – il me l’avait dit par téléphone – en particulier beaucoup d’hypersensibles qui s’ignoraient. Intuitivement, je savais qu’il aurait des choses extrêmement intéressantes à me partager. Lisez-bien jusqu’au bout, John dévoile toute une série d’astuces pour faire de son hypersensibilité, son alliée pour la vie…

Les caractéristiques de l’hypersensibilité

Vincent : Je voudrais d’abord que vous me disiez, John, ce que ça veut dire exactement pour vous, l’hypersensibilité?

John: Etre hypersensible veut dire qu’on vit tout avec plus d’intensité que la moyenne des gens. Un petit événement (agréable ou désagréable), une parole, un stimulus extérieur… est susceptible d’entraîner une réaction émotionnelle importante. Parfois démesurée, par rapport à l’origine qui l’a créée.

L’inconvénient: c’est imprévisible et ça peut se produire en toutes circonstances. Donc, à force de répétition, ça fatigue, ça use,… car ça créé des montagnes russes d’émotions, qu’il faut absorber et gérer. D’autant plus que dans le monde dans lequel on vit, on a tendance à considérer qu’il ne faut pas trop montrer ses émotions car c’est un signe de faiblesse. Du coup, l’hypersensible va avoir tendance à garder tout ça pour lui, pour ne rien laisser transparaître. Pour résumer, l’hypersensible est comme une cocotte-minute…qui a besoin de lâcher régulièrement son trop plein, sous peine d’exploser.

Vincent: C’est une belle image effectivement! Et parmi toutes les personnes que vous avez accompagnées, qu’est-ce qui vous faisait assez rapidement penser que vous étiez en présence d’un(e) hypersensible?

John: Les caractéristiques d’hypersensibilité sont potentiellement très nombreuses. Mais en écoutant mes patients, j’entendais chez les personnes ultra-sensibles, des expressions qui revenaient comme:
– je passe du rire aux larmes en un rien de temps
– je pense trop
– je n’arrive pas à me décider
– je me sens différente des autres
– je n’arrive pas à m’intégrer dans un groupe
– je me sens souvent nulle
– je me disperse
– je suis vite blessée par les remarques de mon entourage
– je me sens perdu dans ce monde, je cherche désespérément ma place, je tourne en rond
– j’ai souvent des grandes baisses d’énergie et de motivation
– j’ai peur du regard des autres, de déplaire, de sortir du moule
– je n’arrive pas à savoir ce que je veux, ni à communiquer ce que je ressens
– j’ai l’impression de passer à côté de ma vie
– j’alterne entre l’enthousiasme débordant et des phases de déprime
– je me sens agressée par le monde qui m’entoure, je déteste toutes ces injustices
– j’ai du mal en amour, or au fond, je sais que je peux aimer à l’infini

Si une même personne prononçait plusieurs de ces expressions pour décrire son mal-être, je creusais plus loin. Je l’aidais à relier les fils de son puzzle. 99 fois sur 100, le constat arrivait alors à la même conclusion: c’était son hypersensibilité (méconnue et donc mal gérée) qui la faisait autant souffrir.

Trop sensible pour être heureux?

Vincent : Vous dites hypersensibilité méconnue et donc mal gérée, vous pouvez préciser ça, John?

John: La plupart des gens qui sont concernés (l’hypersensibilité touche quand même 1 personne sur 5 en moyenne sur Terre), ignorent tout des tenants et aboutissants de l’hypersensibilité. Ils souffrent de symptômes – plus ou moins forts – mais n’en connaissent pas la cause. La 1ère chose à faire est donc de les conscientiser à cette idée,  notamment par des livres, des articles ou des tests comme celui que tu proposes.
Avant de savoir comment bien gérer son hypersensibilité, il faut d’abord en avoir conscience.

Mais il ne faut surtout pas s’arrêter là car l’être humain concerné va avoir tendance à nier ce diagnostic. Dans notre culture, dans l’inconscient collectif, hypersensible veut dire TROP sensible, donc faible, donc vulnérable. Et ça, on n’aime pas. Moi par ex., lorsque j’étais jeune, ce concept n’était pas encore connu, mais en tant que psy, j’avais déjà bien conscience de ma grande sensibilité. Or, jusqu’à mes 40-45 ans, je l’ai toujours cachée pour ne pas paraître « sous-homme »… J’exagère à peine en disant ça.

Vincent: Quand vous dites « cachée », vous voulez dire quoi exactement?

John: Je faisais le dur, l’homme fort, protecteur, qui n’a peur de rien. Je ne voulais jamais montrer le moindre signe de faiblesse dans ma vie privée. Quelle bêtise quand j’y repense après coup!!! Rires. Car le sel de la vie, se trouve justement à l’opposé de tout ça. Mais ça ne concerne pas que les hommes attention. De nombreuses femmes camouflent aussi leur hypersensibilité pour ne pas être moquées, critiquées et au final rejetées ou abandonnées. De peur de souffrir et de montrer ses états d’âme (qui sont nombreux), l’hypersensible se crée une carapace protectrice. Et souvent, il en perd la clé au fil des années, tellement son blindage est costaud.

Vincent: C’est un peu ce que veut dire l’expression « trop sensible pour être heureux », non?

John: Oui. L’hypersensibilité émotionnelle est quelque chose qui peut ne pas être facile à vivre, mais de par mon expérience, je sais que le blindage n’est pas la bonne solution. S’il souffre trop à cause de tout ce qu’il ressent, l’hypersensible va naturellement avoir tendance à se tourner vers 2 solutions extrêmes:
se refermer dans une carapace (comme je l’ai fait moi): il se prive alors de son « don » en se coupant de ses sens et s’éteint peu à peu. Moi, je suis tombé en burn out et ma 1ère femme m’a quitté, en raison du zombie que je devenais;
recourir à des compensations néfastes pour soulager ses douleurs (addiction au travail, alcool, drogue, boulimie, sexe, etc.).

En réalité, l’hypersensible a un système nerveux digne d’un moteur de F1. Il est capable de grandes performances, mais doit être bien entretenu très régulièrement. C’est ça la clé. Il n’y en a pas d’autres. Et c’est pour ça que je disais que savoir que vous faites partie des hypersensibles ne suffit pas pour aller mieux. Il faut ensuite chercher à maîtriser le mode d’emploi de la F1 qu’on vous a mis dans les mains, si je puis dire… En connaissant le mode d’emploi, on peut être TRES sensible et TRES heureux.

L’hypersensible doit apprendre à se connaître

Vincent : J’aime cette idée de mode d’emploi des hypersensibles, John, c’est une de mes expressions favorites! Rires. Et si vous deviez le résumer en 5 points-clés pour les lecteurs de mon blog, que diriez-vous?

John: Tout part de la connaissance de soi-même. Depuis l’enfance, l’hypersensible, par excès d’empathie et pour être aimé, va s’adapter à ce que veut son entourage. Il va faire ce qu’on attend de lui et ignorer ses propres besoins et envies. En grandissant, il va continuer à mener une vie qui n’est pas la sienne car il ignore « comment regarder en lui ». Il est dans la sur-adaptation en permanence. Et comme il capte tout autour de lui, ses ressentis et ceux des autres vont se mélanger et brouiller ses radars…

Vincent: Donc clé n°1, apprendre à se connaître et à se connecter à ce qui le fait vibrer, c’est bien ça?

John: Oui pour s’épanouir, l’hypersensible doit d’abord comprendre comment il fonctionne. De quoi et de qui il a besoin pour se sentir bien.
Dans tous les domaines (quel type de conjoint, quel travail, quel lieu de vie, quel mode de vie, quelle alimentation, etc.).

Ensuite, il doit avoir le courage d’ouvrir son coeur et de regarder dedans quelles sont ses envies? Qu’est-ce qui donnerait du sens à sa vie, même si ça implique de sortir des clous dans lesquels il est depuis tout petit?

Vincent: Tout ça est très clair, John. Et les 3 autres clés essentielles selon vous?

John: AGIR! L’hypersensible de peur de se tromper a souvent tendance à rester dans les starting-blocks éternellement. Or, pour progresser, il doit oser se tromper en avançant. Dès qu’il sait ce qu’il veut, il doit se mettre en mouvement et faire des choix. Non il ne trouvera pas la perfection (au niveau affectif, professionnel, maison, etc.) du 1er coup, mais il grandira dans l’action. C’est capital. Sinon il sera voué à la stagnation toute sa vie!

Ensuite, il doit trouver des moyens pour recharger constamment son énergie. Comme je le disais tantôt, l’hypersensible doit passer souvent au stand comme une F1 qui tourne à plein régime. C’est la condition pour qu’il tienne dans la durée et puisse transformer son ultra-sensibilité en un vrai avantage.

Vincent: Je confirme John. Par mes soins Linequartz, Access Bars et le massage énergétique, c’est typiquement ce que je propose à mes patients en cabinet. Recharger leurs batteries qui se fatiguent vite, tellement elles carburent. Et la dernière clé alors?

John: Trouver sa raison d’être professionnelle. Pour moi, c’est fondamental. L’hypersensible a besoin de faire quelque chose qui a du sens, qui lui permette de mettre ses talents à contribution et d’apporter quelque chose de positif au monde. Comme il agit avec son coeur, il doit pouvoir apporter sa pierre à l’édifice à une cause qui lui parle. Sans cela, il risque de se sentir désoeuvré toute sa vie.

Vincent: MERCI beaucoup, John, pour cette interview très riche et qui résume parfaitement, je pense, les grandes problématiques des hypersensibles.

John: Avec grand plaisir, Vincent! C’est un sujet qui me passionne. Je peux dire qu’après mon burn out, j’ai mis ces 5 clés-là en application et elles ont changé ma vie de A à Z, pour les 30 années suivantes. Puis celles de mes patients qui ont pris la peine de les appliquer. Ce qu’il est important à dire: c’est qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à apprivoiser son hypersensibilité. C’est UN DIAMANT que l’on façonne toute sa vie, à partir du moment où l’on dispose du mode d’emploi.

Et d’ailleurs, que dit-on d’un grand artiste pour le qualifier? C’est une « personne très sensible »… Avoir une grande sensibilité est un trésor (j’espère que les lecteurs de ton blog retiendront ça), mais peut faire vivre l’enfer, si on ne la gère pas correctement.

PS: Si vous voulez approfondir le sujet et découvrir votre propre mode d’emploi, je vous invite à lire cette page jusqu’au bout.

Vous pouvez également lire:
– test hypersensibilité
soins énergétiques: la clé pour maîtriser votre hypersensibilité.

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