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C’est le rêve de beaucoup d’entre nous : faire de notre passion, notre métier. Quand on y arrive, on fait les choses avec enthousiasme et aucune journée ne semble difficile. Joël a fait des études universitaires mais l’appel du tennis a été plus fort que tout. Il nous raconte comment il a transformé son petit hobby du mercredi après-midi en une activité très rentable. Il a exploité son talent.

Reve de gosse : le tennis

Un rêve de gosse

Joël a été élevé dans une famille bourgeoise de la capitale. Sa maman était pédiatre et son père dans les affaires. Il était très brillant à l’école et prédestiné à un avenir brillant dans une grande entreprise. Pourtant, dès son plus jeune âge, il ne se voyait pas businessman, c’était le tennis qui l’attirait. Il mangeait tennis, dormait tennis, rêvait tennis. Au grand dam de ses parents. Plus tard, il en était sûr, il serait tennisman professionnel et ferait exploser Roland-Garros. Pendant 13 ans, ce rêve ne l’a jamais quitté. Jamais.

La voie classique

A l’âge de 18 ans, il dût se rendre à l’évidence. Il avait certes atteint un bon niveau tennistique mais était très loin de passer professionnel. Déçu, il entreprit des études HEC qu’il termina avec brio. Tous les mercredis après-midi, il donnait des cours aux gamins du club, contre une petite rémunération. De l’argent de poche, quoi. Après ses études, son père le renseigna dans une grande banque, qui lui promit un bel avenir. Pour lui, la voie était toute tracée mais…elle ne lui convenait pas.

Quand j’enfilais mon costume chaque matin pour aller à la banque, j’avais l’impression de jouer un rôle. Un rôle qui ne me convenait pas. Je gagnais bien ma vie, j’avais plein d’avantages et un très bon statut social mais…je m’ennuyais ! Un jour, j’en ai parlé à mon père. J’avais très peur de sa réaction mais il me répondit par une parole géniale : écoute moi, fils, le but de la vie, c’est de faire quelque chose qu’on aime tellement, au point qu’on ait l’impression de ne travailler aucune journée de toute sa vie ! Si tu n’aimes pas la finance, arrête ! Je fus stupéfait mais extrêmement heureux de sa réponse. Deux mois plus tard (après 3,5 ans de bons et loyaux services), je démissionnais et repartais de zéro.

Un don à exploiter

Qu’allais-je faire ? La seule chose qui me passionnait vraiment, c’était le tennis. Je rendis visite aux services du Forem pour connaître toutes les possibilités qui s’offraient à moi. Et là, deuxième surprise (après la réaction de mon père), le fonctionnaire comprit parfaitement ma démarche et me posa des questions … dignes d’un licencié HEC qui se prépare à monter une entreprise. Quel paradoxe pour moi que de m’entendre dire ça par un fonctionnaire du Forem :

  1. Qu’aimez-vous faire par-dessus tout ? Donner des cours de tennis
  2. Que savez-vous vraiment faire ? Donner des cours de tennis
  3. En quoi êtes-vous le meilleur et apportez-vous une plus-value ? Donner des cours de tennis
  4. Si vous pouviez concrétiser un seul rêve et faire de votre passion votre métier, vous feriez quoi ? Donner des cours de tennis
  5. Très bien ! Y-a-t-il une demande par rapport à votre passion, à votre talent ? Des gens cherchent-ils à apprendre à faire ce que vous savez faire ? Oui, beaucoup, le tennis est un sport très populaire et le restera toujours, je pense
  6. Alors lancez-vous … installez-vous prof de tennis ! Et hop !

Constuisez vos projets autour de vos reves d'enfant

Je fus complètement dérouté mais…cet homme avait 1000 fois raison. Il croyait en moi et ça suffisait. Ma décision fût rapidement prise. 4 ans plus tard, je suis à la tête d’une formidable école de tennis, active dans 5 clubs, je coordonne près de 50 moniteurs, gère 80 stages par an et dirige une véritable PME. Ma PME et dans le secteur que j’aime. Je suis épanoui et me lève avec plaisir chaque matin. J’ignore ce que veut dire travailler. Merci à ce fonctionnaire. Il me donna le coup de pouce qu’il fallait au moment où il le fallait.

Vous hésitez ? Passez en revue ces questions du fonctionnaire du Forem. Elles pourront vous aider à trouver votre voie. Repensez à vos rêves d’enfant. Analysez vos hobbys actuels. Et si vous avez une activité complémentaire qui vous plaît, réfléchissez, peut-être pourrait-elle être développée.

Bon courage ! Je vous le garantis : nous avons tous un talent qui nous distingue des autres.